Marie Dominique Aeschlimann, emprunts toxiques :
« Nous n’avions pas la compétence technique»

Date: 29 January 2010 à 16:02:41 CET
Sujet: Capital



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Le numéro de Février du mensuel CAPITAL, présente un dossier complet sur les gaspillages des élus locaux, une grande enquête sur les dépenses absurdes et ruineuses de nos collectivités.

Asnières est de nouveau pointé du doigt pour ses emprunts toxiques.


Un article en page 56 du mensuel CAPITAL N°221 ravira les lecteurs assidus de notre blog. En effet www.asnierois.org a été parmi les tous premiers blogs à dénoncer la gestion ruineuse de notre ville, ainsi que son niveau d'exposition aux emprunts toxiques.

Très tôt, dès Janvier 2005, nous alertions les Asniérois sur la dérive dangereuse de l’endettement de notre ville.

Notre site expliquait pourquoi la politique menée était suicidaire :
- d’un coté une fuite en avant démographique par une multiplication de projets immobiliers de logements,
- de l’autre la disparition progressive des zones réservées aux activités industrielles et commerciales.

L'impact d'une telle politique était connu d’avance:
- augmentation vertigineuse des besoins d’équipements (écoles, crèches, gymnases, parkings,etc…),
- extinction progressive des ressources fiscales versées par les entreprises.

Pour aggraver cette évolution, il faut savoir qu'un contribuable coûte plus cher à la collectivité que les impôts payés par son foyer fiscal, à l’inverse, une entreprise coûte moins cher à la collectivité qu’elle ne lui rapporte.

Dans le même temps, les Asniérois se souviennent encore des affiches bleues collées sur les panneaux d’affichage libre, lors de la collecte de nos impôts locaux. Ces affiches vantaient la modération des taux d’imposition asniérois.

Tout le drame de notre ville se résume dans ces 2 constats, une ville qui connaissait un déficit fiscal chronique associé à une propagande massive sur l’absence d’augmentation des impôts locaux.

Toute martingale absurde a son revers.

La dette qui se creusait jour après jour, exigeait une prise de risque de plus en plus grande auprès des banques. Progressivement, 92% de la dette de notre ville se sont transformés en emprunts « structurés ».

Ces emprunts structurés présentaient le double avantage de débuter par une période a taux fixe (3 à 5% en général) qui permettait de gagner du temps, ils permettaient également de rééchelonner facilement les dettes existantes.

Pendant 5 ans l’augmentation régulière de la dette est restée peu visible. En effet la comptabilité publique enregistre les emprunts dans la colonne des recettes et gère le poids de l’endettement séparément. Ainsi les comptes étaient apparemment équilibrés à coup d’emprunts rééchelonnés. Seuls quelques experts pouvaient voir le niveau et la durée de l’endettement augmenter exagérément. Les banquiers font partie de ces experts.

Pour compliquer la lecture des comptes publics, à cette époque, ce type d’emprunts spéculatifs ne s’appelait pas encore « emprunt toxique » et ils étaient souvent abusivement présentés comme des emprunts à taux fixe.

Aujourd’hui les Asniérois comprennent qu’ils ont vécu à crédit. La prospérité des années passées était factice, puisqu’on remboursait à peine le capital des sommes empruntées.

La période des taux fixes arrive aujourd’hui à échéance, nous entrons dans la zone variable des taux de nos emprunts. Ces taux sont calculés en utilisant des équations complexes qui intègrent des ratios entre différentes monnaies étrangères (Yen, Dollar, Livre, etc..) et (ou) le cours de certaines matières premières.

Au travers de ces emprunts complexes, la banque fait porter par une collectivité locale des spéculations financières extrêmement dangereuses. Elle laisse également aux collectivités locales la responsabilité d’assumer les effets négatifs potentiels de ses équations à hauts risques. Le piège est d’autant plus dangereux qu’il est très difficile de se désengager de telles spéculations, sauf à payer des pénalités astronomiques.

Dans cet article de CAPITAL, les asniérois n’apprendront rien qu’ils ne sachent déjà, notre site ayant déjà traité abondamment ce dossier. Pourtant ils découvriront un commentaire de Marie Dominique Aeschlimann qui prend une toute autre dimension quand on connaît ses positions péremptoires lors des conseils municipaux.

Auprès du journaliste de Capital, l’épouse de Manuel Aeschlimann reconnaît enfin que ces emprunts structurés sont dangereux. Pour sa défense elle préfère charger la banque :

« On nous a mal informé. Nous n’avions pas la compétence technique pour gérer une telle complexité »

On est ravi de l’apprendre. Toujours prompte à fustiger, lors des conseils municipaux, l’incompétence de la nouvelle équipe pour gérer ce type d’emprunts, ses derniers commentaires sur ce sujet devraient limiter ses futures interventions .

Coté iconographie, cet article est illustré par le portrait d’un maire adjoint d’Asnières. Banquier lui aussi, document financier à la main, consterné, il interpelle du regard le lecteur. Serge Danlos rejoint le camp des banquiers qui condamnent ces dérives spéculatives incontrôlées, un de plus.

www.asnierois.org le 29 janvier 2010

ANNEXE : pour en savoir plus

Les derniers articles d’asnierois.org sur le thème IMPÔTS-FINANCES

Les différents articles de CAPITAL sur Asnières : La saga CAPITAL


LES REACTIONS

Je m etonne de l'article de CAPITAL, j'ai rencontré Mr Danlos il y a quelque mois il était plutot partisan des emprunts toxic
Denis B.





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