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 | JUSTICE: ASNIERES Le premier adjoint au maire condamné pour diffamation |
 REVUE DE PRESSE
Un article paru dans le journal LE PARISIEN, mercredi 21 novembre 2007
Asnières
HIER, la 14 e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Nanterre a condamné le premier adjoint au maire d'Asnières, Charles Caillet, pour diffamation à l'encontre de la réalisatrice de télévision Marion Sarraut.
Il devra verser 3 000 € d'amende, 5 000 € de dommages et intérêts et payer 4 000 € de frais de procédure. Le jugement fera également l'objet d'une publication dans trois journaux. Chargé de la communication, l'élu a été attaqué par Marion Sarraut dans le cadre de l'épineux et sensible dossier de la fondation aux origines iraniennes Elahi. Installée à Asnières, elle est suspectée par la municipalité de « dérives sectaires ». La réalisatrice poursuivait également le député-maire UMP Manuel Aeschlimann qui a été relaxé par le tribunal de Nanterre, la diffamation n'ayant pas été établie.
Au printemps dernier, la mairie avait distribué à 40 000 exemplaires un quatre pages sur cette fondation qui a fait l'objet d'une enquête effectuée par la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes). Le document intitulé « La Miviludes donne raison à la mairie d'Asnières », citait publiquement et nommément des associations et des personnes dont Marion Sarraut, comme faisant partie de la « nébuleuse Elahi ». Toujours dans ce document, Charles Caillet s'exprimait sous la forme d'une interview.
« On présentait Marion Sarraut comme quelqu'un supportant une secte, en déformant le rapport de la Miviludes. Les propos étaient manifestement attentatoires à son honneur », résume M e Charrière-Bournazel, en charge des intérêts de la réalisatrice. Une vision absolument pas partagée par M e Michèle Brault, l'avocate de la municipalité qui défendait Charles Caillet et Manuel Aeschlimann. « Le nom de Marion Sarraut est cité incidemment, de façon accessoire et anecdotique. Il n'était bien évidemment pas dans l'idée de la mairie d'Asnières de la viser. Au final, la condamnation est assez lourde. » L'avocate de la ville a d'ailleurs fait appel dans la foulée du jugement prononcé contre Charles Caillet.
C.G.
Le Parisien , mercredi 21 novembre 2007
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